Inter URPS MK

Chaque année on se retrouve !

Des échanges concrets, des retours d’expérience, des visions qui se croisent…
pour faire émerger des solutions utiles aux kinés sur les territoires.
Parce que faire évoluer la profession, ça ne se décrète pas.
Ça se construit ensemble.
Plus on échange, plus la profession avance!

Il y a eu une inter-URPS MK à Bordeaux en mai 2025 et à Angers en 2026. Nous remercions les URPS qui nous ont très bien reçus.

Ensemble, nous avons participé conjointement au défi ICOPE en 2022. Initialement impulsé par l’OMS puis repris comme mesure d’expérimentation dans la stratégie nationale de prévention de la perte d’autonomie, le projet ICOPE (soins intégrés pour les personnes âgées) s’inscrit dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 (Innovations organisationnelles et financières en santé).
Il vise à intégrer la démarche de prévention dans les pratiques de soins primaires, et à articuler les outils de repérage et de dépistage aux outils numériques en santé dans les territoires, tout en s’appuyant sur les organisations existantes aux différentes étapes de la démarche à l’aide d’une application gratuite appelée tout simplement ICOPE.
ICOPE encourage une approche par un parcours structuré et gradué de prévention de la perte d’autonomie axé sur les capacités intrinsèques de la personne, et un dépistage/repérage multidimensionnel.
En cas d’altération ou de fléchissement de certaines fonctions, des interventions personnalisées ciblées et hiérarchisées sont proposées, après une évaluation intégrant les fonctions déficitaires, les pathologies associées et le contexte socio-environnemental. Sa mise en œuvre repose essentiellement sur les acteurs du premier recours, c’est à dire les professionnels de santé, mais aussi les professionnels du secteur médico-social et social. Dans cette démarche, l’implication de la collectivité et le rôle des aidants sont mis en lumière.
Nous avons souhaité, au sein de l’URPS MK Bourgogne-Franche-Comté mettre en valeur les kinésithérapeutes. En effet, nous sommes dans un de nos champs de compétences, exploitons-le et de montrer que nous faisons aussi de la prévention ! L’URPS MK BFC a décidé d’indemniser 500 STEP 1 (=repérages) d’ICOPE Monitor à hauteur de 18€ par repérage réalisé. Le défi ICOPE auquel nous avons participé en finançant des STEP 1 a été lancé mi-janvier et s’est terminé en mai. Il y a eu 143 évaluations effectuées dans notre région. Peu de succès avec une faible participation (34 MK ont participé dû aussi au fait du problème des fichiers des adresses mails).
Au sein de l’URPS MK nous avons poursuivi individuellement ICOPE depuis 2023 dans le cadre du plan-antichute qui a vu le jour en début d’année 2023, grâce auquel nous avons pu obtenir un budget ARS afin de mener au mieux ce projet que nous avons poursuivi depuis avec dans la continuité les STEP 2. Au 30 décembre 2025, plus de 1 000 Step 1 ont été réalisés et 250 kinés sont inscrits.
En termes de STEP 2, nous avons lancé une participation de 200 euros pour réaliser la formation et ainsi la booster pour que les kinés se lancent dans dans cette seconde étape (cette étape requiert une formation elearning de 8h).

Par ailleurs, en 2025, nous avons participé à un projet en commun Kiné CO2 : projet national expérimental visant à mesurer l’empreinte carbone des cabinets de kinésithérapie libéraux. Conformément aux orientations du rapport de la Cour des comptes, qui invite à renforcer la coopération inter-URPS, l’URPS MK BFC s’engage activement dans des projets communs avec d’autres URPS MK régionales, à l’image de Kiné CO2. Les journées inter-URPS auxquelles participent Yann-François SYLVESTRE et Jules MARTIN démontrent l’intérêt de cette mutualisation pour porter des projets ambitieux d’envergure nationale.
Nous avons les résultats intermédiaires de cette Étude KinéCO₂. Une séance de kinésithérapie en cabinet émet en moyenne 3,4 kg de CO₂, soit l’équivalent des émissions d’un trajet de 25km en voiture, ou de 5,3 litres de café, 2,4kg de bonbons gélifiés, ou encore 107 épisodes de game of throne en streaming. C’est l’un des enseignements majeurs de l’étude nationale portée par les Unions Régionales des Professionnels de Santé libéraux – Masseurs-Kinésithérapeutes Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Grand-Est, Hauts-de-France, Ile-de-France, Occitanie, Océan Indien et Pays de-la-Loire. En collaboration avec Carbone 4, un cabinet expert en transition bas-carbone, ce projet pionnier a pour objectif de mesurer et de réduire l’empreinte carbone de la kinésithérapie en France.
L’échantillon étudié comprend, à date, 60 cabinets de kinésithérapie, couvrant un total de plus de 831 000 séances de soins. Les résultats intermédiaires de l’étude montrent que chaque kinésithérapeute émet en moyenne 10,1 tonnes de CO₂ par an. Cette étude souligne l’importance d’agir collectivement pour respecter les engagements de l’Accord de Paris. Dans cette étude, il est relevé que les déplacements des patients, souvent effectués en voiture, constituent la moitié des émissions réalisées lors des séances en cabinet. Ainsi, il a été constaté que les cabinets en zone rurale avaient une empreinte jusqu’à deux fois plus importante que ceux situés en zone urbaine.
Le type de pratique a aussi une influence non négligeable. Les séances données à domicile émettent en moyenne 1,3 kg de CO₂, tandis que les séances proposées en EHPAD émettent 0,9 kg de CO₂. Ces chiffres réduits s’expliquent par l’absence de trajets des patients vers leur soignant, ainsi que par l’optimisation logique des tournées des MK.
Afin d’accompagner les professionnels dans la transition, un outil web a été développé sur la base de l’étude des émissions de gaz à effet de serre des MK. Cet outil permet à chaque cabinet de calculer facilement son empreinte carbone, d’identifier les sources d’émissions les plus importantes dans son activité et de mettre en œuvre des actions concrètes pour les réduire.
Les prochaines étapes du projet incluent le déploiement de cet outil à l’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes en France, ainsi que la rédaction d’un guide méthodologique détaillé. Les résultats complets de l’étude seront soumis à une revue scientifique pour validation et diffusion durant l’année 2026.

 

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